Réhabilitation d’un manoir en péril en Clunisois | Chantier gros-œuvre

Réhabilitation patrimoniale d'un manoir en péril en Clunisois

Sauvegarde urgente du bâti après diagnostic structurel – chantier de maçonnerie, charpente et couverture réceptionné en mars 2026

État initial du manoir

Un manoir ancien marqué par le temps, révélant, avant travaux, des désordres structurels majeurs.

Désordres structurels constatés

Altération du bâti et perte de cohésion

Les photographies suivantes mettent en évidence l’état de dégradation avancée du manoir avant intervention. Altérations des maçonneries, désordres de couverture, infiltrations et déformations structurelles traduisent une perte progressive de cohésion du bâti ancien.

 

Une dégradation accélérée par les infiltrations

L’absence d’entretien du clos couvert et les infiltrations prolongées ont progressivement fragilisé les structures porteuses du bâtiment. Sur ce type de patrimoine ancien, ces désordres évoluent rapidement et nécessitent des interventions de sauvegarde adaptées afin de préserver durablement l’édifice.

 

État des désordres extérieurs :

État des désordres intérieurs :

Mise en sécurité et réponses techniques d’urgence

Face à l’évolution rapide des désordres structurels, des interventions de stabilisation ont été engagées afin de sécuriser le bâtiment et de limiter les risques d’aggravation. Ces travaux provisoires permettent de reprendre les charges les plus critiques, de contenir les mouvements observés sur certaines maçonneries et de préserver l’intégrité générale du bâti avant l’engagement des travaux définitifs de réhabilitation.

 

Étaiement et sécurisation des structures intérieures

Des dispositifs d’étaiement ont été mis en œuvre afin de reprendre provisoirement les planchers fragilisés et de limiter les risques d’effondrement localisé. Ces interventions permettent de stabiliser les structures porteuses les plus dégradées tout en sécurisant les zones de circulation et d’intervention.

Renforcement provisoire de la ferme de charpente

L’état de déformation de la ferme principale nécessitait une intervention spécifique afin de limiter les poussées exercées sur les maçonneries périphériques. Un dispositif provisoire de renfort a été mis en place afin de contenir les mouvements structurels observés et d’éviter une aggravation des désordres.

 

Mise en place de jambes de force extérieures

Quatre jambes de force extérieures ancrées sur massifs béton ont été réalisées en façade sud afin de reprendre les efforts horizontaux exercés par la charpente défaillante. Ce dispositif de contreventement provisoire participe à la stabilisation générale du bâtiment et constitue une étape essentielle dans la sauvegarde de l’édifice avant restauration complète.

→ Avant toute intervention de sauvegarde, des diagnostics spécifiques ont permis de préciser l’état sanitaire et structurel du bâtiment afin d’engager une stratégie de réhabilitation adaptée aux spécificités du bâti ancien.

Diagnostic de faisabilité

Évaluation globale de l’état d’une maison ancienne afin de sécuriser un projet de rénovation, d’en mesurer les contraintes techniques et d’anticiper son enveloppe budgétaire.

Diagnostic Structure

Étude des désordres structurels, fissures et déformations afin d’évaluer la stabilité d’un bâtiment ancien et définir les mesures de sauvegarde nécessaires.

Diagnostic humidité

Analyse des phénomènes d’humidité — remontées capillaires, condensation ou infiltrations — pour identifier leurs causes et proposer des solutions durables adaptées au bâti ancien.

Diagnostic thermique

Analyse du comportement thermique d’une maison ancienne pour améliorer le confort, réduire les consommations énergétiques et préserver l’équilibre hygrique du bâti.

Restauration du clos couvert et consolidation du bâti

Après les interventions de sauvegarde et de stabilisation d’urgence, le chantier s’est poursuivi par une importante phase de restauration du clos couvert. L’objectif consistait à retrouver une cohérence structurelle et architecturale durable tout en respectant les caractéristiques patrimoniales du manoir.

Les travaux ont été menés dans une logique de conservation maximale des ouvrages existants, privilégiant des interventions localisées, discrètes et compatibles avec les modes constructifs anciens. L’ensemble des interventions a été conçu dans une recherche de discrétion constructive et de compatibilité avec l’organisation structurelle historique du bâtiment.

 

Découverture et dépose des ouvrages dégradés

La première phase du chantier a consisté en une découverture complète ainsi qu’en la dépose des éléments de charpente les plus dégradés par les infiltrations prolongées. Les désordres structurels observés nécessitaient une intervention ciblée afin de sécuriser durablement les appuis et les efforts exercés sur les maçonneries existantes.

Restauration et recomposition structurelle de la charpente

Les travaux de charpente ont privilégié une restauration localisée des ouvrages conservables. Une ferme existante particulièrement dégradée a été supprimée puis remplacée par un nouveau système structurel assurant une meilleure répartition des charges et offrant plus d’habitabilité grâce à la mise en place de nouvelles pannes entre les pignons rampants.

Travaux de maçonnerie et consolidation des murs anciens

Les maçonneries en pierre ont fait l’objet d’importants travaux de reprise et de consolidation. Les interventions ont notamment porté sur la restauration des arases horizontales et rampantes, fortement altérées par les infiltrations et les mouvements structurels.

Création de nouvelles lucarnes dans le respect du bâti ancien

Le projet intègre également la création de quatre nouvelles lucarnes conçues à partir du modèle ancien conservé sur le bâtiment et faisant lui-même l’objet d’une restauration complète.

Les nouveaux ouvrages ont été réalisés dans une recherche d’intégration architecturale sobre et cohérente, en reprenant à l’identique les proportions, matériaux et détails constructifs caractéristiques de la lucarne existante.

Une couverture artisanale adaptée au caractère patrimonial du projet

La couverture a été réalisée en tuiles plates fabriquées artisanalement en Bourgogne, sélectionnées pour leur qualité de fabrication, leur durabilité et leur aspect patrimonial compatible avec l’architecture traditionnelle du clunisois.

 

Matériaux traditionnels et intégration architecturale

Le choix des matériaux et des mises en œuvre participe à une restauration respectueuse de l’identité du bâtiment, privilégiant des interventions pérennes, discrètes et adaptées aux spécificités constructives du patrimoine ancien.

Nos réalisations

Maison paysanne traditionnelle en pierre du Morvan, après réhabilitation par l’Atelier Chevillotte, entourée d’un mur en pierre sèche et d’un grand arbre, dans une ambiance brumeuse et naturelle.

Réhabilitation d’une maison paysanne dans le Morvan